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Amen

26e dimanche A, 1er octobre 23

Il y a dans ces textes du 26e dimanche l’expression du temps de Dieu dans nos vies. Ce temps n’est ni le passé, ni le futur, mais bien le présent. Le présent est le temps de Dieu et le temps de celui qui vit de la vie même de Dieu, comme nous en parle saint Paul dans la deuxième lecture.

Quoi que nous ayons fait dans notre passé, avoir été juste ou méchant comme le dit Ezékiel ; quoi que nous ayons promis de faire ou de ne pas faire dans le futur, comme le 1er ou le second fils, les publicains et les prostituées, Dieu nous regarde au présent, à l’instant où nous sommes. Ce matin, en priant, en réfléchissant avec Dieu sur ce texte de l’évangile me voilà encore pour une Xième fois surprise de constater combien la miséricorde de Dieu est grande. Pourtant j’ai déjà écrit sur cela, mais je vous partage que le Christ me répète souvent les mêmes choses et je l’en remercie.

Le premier à entrer dans le royaume du Christ est bien le bon Larron, pas un apôtre ou un pharisien: «aujourd’hui tu seras avec moi dans mon royaume.» Cela ne signifie pas que les apôtres et les pharisiens seront exclus, que les grands prêtres et les justes n’accéderont pas au royaume. Mais il y a une voie rapide, celle de la Foi et de l’union au Christ qui fait fi du passé et du futur, qui croit simplement à la Parole de Dieu et s’en remet entièrement avec confiance à son jugement comme le font les publicains et les prostituées de l’évangile. Après, il faut évidemment, comme le dit Paul aux Philippiens et Jésus dans un autre passage, savoir revêtir les vêtements de la Noce au risque de se retrouver sinon dehors.

Normalement, tout baptisé, nous rappelle Paul dans la lettre aux Philippiens, est déjà dans la voie rapide. Mais ce n’est pas automatique. La voie la plus sûre est celle de la Foi, mais il y a toujours celle des actes de charité. Dieu ne nous enferme jamais et son Salut non plus n’est pas enfermé dans un seul chemin.

Recueillant les leçons de cette parabole, nous pouvons d’abord retenir, ainsi que le rappelle le prophète Ézékiel, que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, que rien n’est définitivement joué et que, de ce fait, le juste peut faillir et le pécheur peut se convertir. Ce texte nous renvoie en quelque sorte à cette autre parole de Jésus : «Il ne suffit pas de dire “Seigneur, Seigneur”, pour entrer dans le Royaume »; il faut faire la volonté de Dieu.

Il y a un petit mot doux à l’oreille dans notre foi chrétienne, c’est le mot «Amen» qui signifie ce oui, c’est vrai, j’y crois, j’adopte cela pour ma vie quotidienne. Combien d’Amen disons-nous chaque dimanche? Combien en mettons-nous en pratique dans la semaine qui suit? C’est la question pour cette semaine.

Écoutons Jésus dans notre prière. Entendons-le nous parler et soyons prêts et prêtes à dire Amen à tout ce qu’il désire de nous chaque jour. Ce oui de la foi est souvent une conversion, un retournement de vie.

«Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse; dans ton amour, ne m’oublie pas. Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.» Psaume de ce dimanche.