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Jeudi, 1re semaine du Temps ordinaire 12 janvier 2023

Livre de Ben Sira le sage (2, 1-11)

Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui.

Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie.

Considérez les générations passées et voyez : Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t- il été méprisé ? Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (15, 9-17)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Commentaire

« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve; fais- toi un cœur droit, et tiens bon; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas… » Si 2, 1-3.

En ces jours où la guerre en Ukraine fait encore des morts, où des innocents se font tués au sud du Pérou, où perdure depuis plus de 20 ans le génocide à l’est de la République démocratique du Congo, où, plus près de nous, des milliers de familles du Québec sont touchées par l’inflation et se demandent si elles auront de quoi nourrir leurs enfants… Cette parole tirée du livre de Ben Sira le Sage a de quoi nous

éveiller et nous tenir en alerte. N’est-ce pas aussi ce que nous vivons chacun.e à divers degrés? Comment alors « tenir bon » dans ces situations-là?

En regardant la vie de Sainte Marguerite Bourgeoys, dont nous célébrons la fête aujourd’hui, nous pouvons déceler certaines attitudes. Car des épreuves elle en a eu son lot. Au tout début de sa vocation, elle a voulu fonder une première communauté de sœurs à Troyes, sa ville natale. Après quelques mois de vie communautaire, elle a perdu ses deux compagnes de l’époque; l’une est morte et l’autre s’est mariée… Mais elle a tenu bon et n’a pas abandonné le rêve de Dieu sur sa vie. Plus tard, quand elle a fait de nombreuses démarches pour faire reconnaitre et accepter la fondation de la Congrégation de Notre- Dame ici même, à Montréal que l’on appelait Ville-Marie, si certains clercs de l’époque n’y croyaient pas, elle a persévéré jusqu’à ce qu’elle reçoive les lettres patentes étampées du sceau du Roi Louis XIV. Aussi, quand elle a vu, en 1687, la maison mère en proie aux flammes et que certaines de ses sœurs y étaient prisonnières, elle a aussi persévéré dans cette grande épreuve, a relevé ses manches pour reconstruire une autre maison.

Oui, Sainte Marguerite Bourgeoys est pour nous un modèle de « tenir bon » dans les épreuves. Elle est un modèle de foi et de confiance dans le secours auprès du Seigneur. « Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas »… N’est-ce pas Lui, le Seigneur qui, depuis son Incarnation ne nous a jamais abandonnés, nous acceptant toutes et tous jusqu’à mourir pour nous? Lui qui, comme nous le voyons dans l’Évangile d’aujourd’hui prenait continuellement appui sur Dieu, sur l’amour d’Abba, son Père et le nôtre. À la suite de Jésus, sainte Marguerite Bourgeoys est toujours un modèle pour nous aujourd’hui, un modèle qui nous invite à mettre toute notre confiance en Dieu, à marcher dans les pas du Seigneur, à Lui donner notre vie.

Donner sa vie au Seigneur, c’est être au service; non pas en nous enfermant sur nous-mêmes mais en nous tournant vers les autres, vers ces personnes qui marchent à nos côtés et qui peuvent vivre des épreuves ou passer par des moments difficiles. Être présent.e pour l’autre de cette manière, c’est témoigner de l’Amour, c’est vivre le commandement de l’Amour comme nous y invite l’Évangile du jour. Voilà ce que demandait Sainte Marguerite Bourgeoys dans sa prière et que nous redisons avec elle en ce jour de fête qui lui est consacré :

« Il est vrai que tout ce que j’ai le plus désiré et que je souhaite encore le plus ardemment, c’est que le grand précepte de l’amour de Dieu par-dessus toutes choses et du prochain comme soi-même soit gravé dans tous les cœurs. » E.M.B, p.267.

Sœurs Sophie Mbougoum, CND et Violaine Paradis, CND

Prière

Père, tu as appelé sainte Marguerite Bourgeoys à quitter son pays, au nom de sa foi, pour former la jeunesse à la vie chrétienne.

Permets qu’à son exemple et à sa prière,

nous puissions, par nos paroles et notre conduite, proclamer, sur toutes les routes qui mènent à toi, la présence et l’amour du Verbe Incarné,

Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Lui qui règne avec toi, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.

∞ Amen.